Cabinet Steve Abadie-Rosier
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Steve Abadie-Rosier

La Supervision

Obligation de supervision, pourquoi ?

La plupart des difficultés rencontrées par les thérapeutes débutants sont d’ordres relationnels et/ou personnels. Lorsque le thérapeute n’est pas conscient de tout cela, il fait partie du problème et non de la solution. Cela veut dire que non seulement il ne va pas aider son patient mais en plus, il risque de le confirmer dans sa problématique.

Par ailleurs, il est très difficile pour un thérapeute de progresser seul sur ces points sans le feedback d’un professionnel. Il s’agit « d’angles morts » dans la relation thérapeutique que seul un expert peut déchiffrer. C’est pourquoi il est nécessaire pour un thérapeute d’être supervisé.

La supervision permet de s’assurer que le thérapeute maîtrise les outils qu’il utilise et l’aide à travailler sur les affects générés par la relation avec ses clients dans un cadre sécurisés. Il ne s’agit pas d’une psychothérapie à proprement parler. La supervision ne remplace donc pas une psychothérapie personnelle. Ces supervisions sont le plus souvent conduites en groupe.

Le but est de permettre au thérapeute de prendre du recul et de s’interroger sur la relation qu’il entretien avec son client. Cela lui permet d’analyser ce qui est en train de se jouer et qui freine l’avancée de la thérapie. Il ne s’agit pas de conseils sur ce que le thérapeute devrait faire mais plus d’une approche systémique de la supervision qui permet de décoder les enjeux cachés de la thérapie.

Les difficultés peuvent provenir de :

  • D’un cadre insuffisant.
  • D’une faible alliance thérapeutique.
  • D’un manque de présence ou d’empathie.
  • D’une position haute de « sachant » adoptée par le thérapeute.
  • Du besoin de comprendre ou d’agir du thérapeute.
  • Du projet thérapeutique et des attentes qu’a le thérapeute envers son client.
  • D’un enjeu psycho-relationnel inconscient (le thérapeute se trouve « recruté » par son client pour jouer un rôle dans sa névrose).
  • D’un rôle psychologique adopté par le thérapeute : « Victime » (impuissant), « Persécuteur » (provocateur) et le plus souvent « Sauveur » (aidant).
  • D’un manque de flexibilité de la part du thérapeute.
  • De croyances limitantes du thérapeute.
  • D’un manque d’observation de la relation comme reflet de la problématique du client.
  • De la non intégration des enjeux systémiques.
  • D’un manque de respect de son intégrité et d’écoute de ses besoins de la part du thérapeute.
  • D’une projection de la carte du monde du thérapeute sur son client.
  • D’un retentissement émotionnel de la problématique du client sur le thérapeute.
  • D’une confusion entre projection et intuition.
  • De la prise en compte de la résistance du client pour autre chose qu’une forme de collaboration.
  • D’un travail sur soi insuffisant du thérapeute.