Cabinet Steve Abadie-Rosier
37 rue d'Amsterdam
75008 Paris
Téléphone secrétariat : 01 40 18 93 98
Mobile
:
06 24 67 08 57
Steve Abadie-Rosier
La SSPCDPrésentation de la SSPCDLe mot du président

Présentation de la SSPCD

A l’heure des grandes catastrophes de ce début de siècle, des risques collectifs majeurs qui viennent inquiéter les sociétés modernes, à l’heure de l’internationalisation du terrorisme, de la permanence des dangers quotidiens, la notion même de traumatisme psychique prend une place de plus en plus prégnante dans l’esprit des décideurs et du politique. Nous, praticiens de l’urgence, de la médecine de catastrophe et d’autres chaînes de secours ; psychiatres, urgentistes, psychologues et infirmiers ; psychotraumatologues ou victimologues, nous nous devons ainsi de développer des compétences et des connaissances dans le champ de la psychotraumatologie afin de répondre aux besoins et attentes de la population dans une nécessaire expertalité. C’est pour cela que la SSPCD Paris a été fondée dans la continuité de la création du réseau des Cellules d’Urgence MédicoPsychologiques. Dans un deuxième temps, l’évolution et le développement de consultations spécialisées de psychotraumatisme nous a conduits à étendre la SSPCD à travers le monde entier.

Qu’il s’agisse d’accidents industriels, de catastrophes naturelles, du terrorisme ou d’une psychotraumatologie aussi banale et quotidienne que dramatique comme peuvent les représenter les agressions physiques et sexuelles ou la violence routière, le traumatisme psychique est maintenant reconnu comme susceptible d’entraîner chez les sujets qui y sont confrontés un large panel de troubles psychopathologiques à court, moyen et long terme. À coté des pathologies maintenant bien identifiées telles que l’état de stress aigu, la névrose traumatique ou l’état de stress post-traumatique, de nombreux praticiens mettent l’accent sur un cortège de conséquences généralement très dommageables pour des sujets qui, impliqués dans ce type d'évènements, vont être confrontés à la perspective de la mort.

Si la prévention primaire ne nous appartient pas, puisqu’il n’est pas du ressort de la santé d’éviter la survenue d’évènements potentiellement traumatiques, si la prévention tertiaire est un domaine dont des connaissances en pleine expansion n’ont d’égal que des approches et des stratégies thérapeutiques de plus en plus consensuelles tant au niveau chimio que psychothérapeutique, il est un domaine en pleine ébullition que celui de la prévention secondaire. En effet, si beaucoup de praticiens s’accordent de par le monde à reconnaître un intérêt non négligeable aux interventions immédiates et post-immédiates, la typologie de ces interventions se construit. Du « defusing » au « debriefing », de l’Amérique du Nord aux vieux continents, du nord au sud de l’Europe, les avis ont divergé, et la SSPCD s’est inscrite dans le développement de nouvelles stratégies.

DOCTEUR STEVE ABADIE ROSIER